900 Dagen

Jessica Gorter
Pays-Bas, Russie, 77 min

Le blocus de Leningrad par l’armée nazie, pendant la Seconde Guerre mondiale : 900 jours, plus d’un million de victimes civiles. En donnant la parole aux derniers survivants de la tragédie, le film opère un magistral décryptage de leurs discours. Une bouleversante réflexion sur la notion de « vérité » historique, ou la mémoire à l’épreuve de la propagande et de la censure, du traumatisme et du silence.

8 septembre 1941. L’armée nazie assiège Leningrad et coupe toutes les voies de ravitaillement vers la ville. Les habitants sont pris en otage pendant près de 900 jours. Le froid polaire et la famine feront plus d’un million de morts. Evitant la chronique, ce film bouleversant s’intéresse aux discours portés sur cette tragédie par ses derniers survivants. Paroles de victimes longtemps refoulées et censurées, lourdes de silences et de non-dits, entre critiques amères et terrifiants récits. Ou paroles de héros, marquées par la doxa officielle d’hier et d’aujourd’hui. « Je suis fascinée de voir comment la légende a érodé les souvenirs de certains personnages de mon film. Mais plus encore, je suis impressionnée par ceux qui ont su rester fidèles à leur propre vérité, malgré des décennies de propagande. 900 Dagen aborde un sujet universel : le rapport entre mémoire individuelle et commémoration collective, et le pouvoir de la propagande. Le film pose une question dérangeante: ‘Qu’est-ce qui est préférable, une abominable vérité ou le confort du mythe ?’ » (JG). Un décryptage magistral.

Alessia Bottani

Bande-annonce

Durée
77 min
Année
2011
Pays
Pays-Bas, Russie
Section
Compétition Internationale Longs Métrages
Langue
russe
Sous-titre
anglais
Production
Judith VreriksFrank van der Engel

Compétition Internationale Longs Métrages

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