Sabine Gisiger
Suisse, 70 min

Mahmoud Turkmani, Libanais et Bernois d’adoption, est un virtuose de la guitare et de l’oud. Traité de ‘Ya sharr mout’ – ‘fils de pute’ – en Egypte à cause de ses compositions contemporaines, il part en tournée avec un projet du même nom. Ce film composé d'histoires tirées de la vie rocambolesque de Turkmani, qu’il raconte de manière apaisée, constitue un magnifique plaidoyer pour la nuance.
Sur un écran d’ordinateur, des caractères arabes se métamorphosent en jeux de mots. «Pour transformer le mal en bien, il suffit de déplacer deux points», fait remarquer Michael Spahr. Il crée les visuels de la dernière composition du Libanais et Bernois d’adoption Mahmoud Turkmani.

Lors du Congrès de la musique arabe, en Egypte, ce virtuose de la guitare et de l’oud s’est fait traiter de ‘Ya sharr mout’ – ‘fils de pute’; il prend sa revanche avec un projet du même nom, osé aux yeux des esprits traditionnels, et part ainsi en tournée.

Une enfance rappelant celle des Jackson 5, puis la guerre. Une formation en Union soviétique. L’amour qu’il rencontre en Suisse. Son histoire rocambolesque, Turkmani la raconte un sourire chaleureux aux lèvres, presque béat. Les images soigneusement cadrées, pleines de poésie, qui accompagnent son récit dramatique dégagent une impression tout aussi réjouissante.

Avec Ya sharr mout, Sabine Gisiger offre un portrait tout en finesse, ainsi qu’un plaidoyer contre le fondamentalisme, en faveur de l’ouverture d’esprit et de la nuance – qu’il s’agisse de musique ou de la guerre culturelle tant évoquée entre l’Orient et l’Occident.

Jenny Billeter (Traduction BMP Translations)

Durée
70 min
Année
2008
Pays
Suisse
Section
Atelier Samir
Langues
arabe, allemand
Production
Karin Koch

Atelier Samir

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