La fabbrica è piena - tragicomedia in otto atti

Irene Dionisio
Italie, 55 min

A Turin, l’usine Fiat Grandi Motori, ancien fleuron de l’industrie locale, n’est plus qu’un immense vaisseau fantôme condamné à la démolition. C’est là que vivent, dans la plus grande misère, un ancien ouvrier et deux SDF roumains, suspendus à leur sort comme des personnages de Beckett. Une poignante « pièce documentaire » sur la disparition de la classe ouvrière et ses tragiques conséquences humaines.

A Turin, l’usine Fiat Grandi Motori, ancien fleuron de l’industrie locale, qui employait jadis des milliers d’ouvriers, n’est plus qu’un vaisseau fantôme. Sa démolition est imminente. Dans les recoins de ses immenses locaux désaffectés, Andrei et Mihai, deux SDF roumains, ainsi que Gica, un ancien de l’usine, vivent dans la plus grande misère. Comme dans une pièce de Beckett, ils sont suspendus à leur sort, dans l’improbable attente de jours meilleurs. Mais il est loin, le temps du plein travail et des luttes collectives : cet âge d’or est révolu, relégué aux images d’archives qui hantent les lieux. Pour ces naufragés d’aujourd’hui, l’heure est au désespoir. « C’est peut-être cela, la fin du monde », dit l’un, tandis que l’autre en appelle à Dieu. Par de précises compositions du cadre, la caméra s’approche au plus près des visages, comme pour mieux en saisir toute la détresse, et replace symboliquement ces hommes sans horizons dans la désolation et les ruines qui les entourent. Un film poignant et politique sur la disparition de la classe ouvrière et ses tragiques conséquences humaines.

Alessia Bottani

Bande-annonce

Durée
55 min
Année
2011
Pays
Italie
Section
Compétition Internationale Moyens Métrages
Langues
italien, roumain
Sous-titres
anglais
Production
Irene Dionisio

Compétition Internationale Moyens Métrages

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