Film still of the film The Ballad of Genesis and Lady Jaye, directed by Visions du Réel 2012

The Ballad of Genesis and Lady Jaye

États-Unis, 72 min

Aimer l’autre follement, au point de renier son identité génétique pour ne faire plus qu’un avec lui : tel est le projet de deux amants, Genesis P-Orridge, pape de la musique industrielle, et Jacqueline Breyer, alias Lady Jaye, performeuse new-yorkaise extrême. A mi-chemin entre documentaire et ‘biopic’ underground, le film de Marie Losier est l’histoire de ce passage à l’acte.

Aimer l’autre follement, au point de renier son identité génétique pour ne faire plus qu’un avec lui : tel est le projet de deux amants, Genesis P-Orridge, pape de la musique industrielle, et Jacqueline Breyer, alias Lady Jaye, performeuse new-yorkaise extrême. A mi-chemin entre documentaire et ‘biopic’ underground, le film de Marie Losier est l’histoire de ce passage à l’acte : projet artistique et passionnel qu’ils nomment « pandrogynie ». Genesis commente les images de son mariage en robe blanche : «  Au lieu d’avoir des enfants, on s’est dit qu’on pouvait se transformer en une nouvelle personne ». Trois ans plus tard, pour la Saint-Valentin, ils décident de se faire poser des implants mammaires, puis de nombreuses opérations de chirurgie esthétique suivent, chaque opération valant comme coupure, ‘cut-up’, l’existence n’étant plus que ‘l’editing’ de l’individu... Le film accomplit ce parcours du rêve de liberté jusqu’à la marchandisation du corps, lorsque l’autre n’existe plus en tant que tel. Lady Jaye meurt à la fin du film, on ne voit ni ne sent rien : c’est juste une image qui disparaît…

Laurent Roth

Durée
72 min
Année
2011
Pays
États-Unis
Section
Port Franc
Langue
anglais
Production
Steve Holmgren