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Kirsten Johnson, Invitée spéciale de la 53e édition

Visions du Réel est particulièrement heureux d’annoncer la présence de Kirsten Johnson en tant qu’Invitée spéciale pour sa 53e édition qui se tiendra du 7 au 17 avril! Cinéaste et directrice de la photographie de renom, l’américaine multi-récompensée et prolifique, avec quelque 60 films à son actif, sera à Nyon pour présenter une rétrospective de ses films ainsi qu’une sélection de films auxquels elle a contribué. Tant dans ses réalisations – notamment avec Dick Johnson is Dead (2020) récompensé à Sundance – que dans ses collaborations – avec entre autres Citizenfour (2014) de Laura Poitras, Oscar du Meilleur Documentaire – Kirsten Johnson n’a de cesse de questionner les enjeux éthiques de la captation documentaire et d’assumer une présence incarnée derrière la caméra.

Née dans l’État de Washington, Kirsten Johnson suit des études de Lettres à l’Université de Brown avant d’obtenir un diplôme de la Fémis. Après deux courts métrages (ayant trait à l’excision – Bintou in Paris (1995) et à la surveillance américaine en Afghanistan – The Above (2015)) et deux longs métrages s’intéressant au système judiciaire américain (Deadline (2004) et Innocent Until Proven Guilty (1999)), elle obtient la reconnaissance internationale avec Cameraperson (2016), qui fait sa première à Sundance, est présélectionné aux Oscars et gagne trois Cinema Eye Honors. Composé de rushes tournés durant plusieurs décennies pour divers·es réalisateur·ice·s en tant que directrice de la photographie, Cameraperson entrelace documentaire et autobiographie, et interroge le rapport entre filmeur·euse et filmé·e, ainsi que la tension entre réalité et construction narrative. Ces pistes parcourent toute son œuvre. En 2020, son dernier film, Dick Johnson is Dead (2020), produit par Netflix, propose une nouvelle expérimentation du dispositif cinématographique, cette fois de façon plus détournée et humoristique, afin d’exorciser le destin – celui de la mort redoutée de son père. Dick Johnson is Dead remporte notamment le prix pour l’écriture documentaire la plus innovante à Sundance, le Critics’ Choice Award pour meilleure réalisatrice et meilleur film documentaire et est présélectionné aux Oscars.

Au-delà de ses propres films, Kirsten Johnson est une directrice de la photographie incontournable aux États-Unis. Elle a contribué à plus de 60 films et notamment à Derrida (de Kirby Dick, 2002 – portrait du philosophe français), Fahrenheit 9/11 (de Michael Moore, 2004 – Palme d’or au Festival de Cannes), et Pray the Devil Back to Hell (de Gini Reticker, 2008 – Prix du meilleur documentaire au Festival de Tribeca). Sa collaboration fertile avec la réalisatrice Laura Poitras l’amène notamment à participer à The Oath (2010 – au sujet du chauffeur d’Oussama ben Laden, Prix de la meilleure photographie à Sundance) et Citizenfour (2014, sur Edward Snowden et ses révélations sur la NSA, Oscar du meilleur documentaire).

Cet hommage résonne cette année également dans les visuels de la 53e édition du Festival.

2020    Dick Johnson is Dead (Réalisatrice, Directrice de la photographie DOP)
2018    A Thousand Thoughts, Sam Green (DOP)
2016    Cameraperson (Réalisatrice, DOP)
2016    Trapped, Dawn Porter (DOP)
2016    Risk Laura Poitras (DOP)
2015    The Above (Réalisatrice, DOP)
2014    1971, Johanna Hamilton (DOP)
2014    Citizenfour, Laura Poitras (DOP)
2012    Here One Day, Kathy Leichter (DOP)
2012    The Invisible War, Kirby Dick (DOP)
2012    The Program, Laura Poitras (DOP)
2012    Virgin Tales, Mirjam van Arx (DOP)
2010    The Oath, Laura Poitras (DOP)
2007    Election Day, Katy Chevigny (DOP)
2007    Captain Mike Across America, Michael Moore (DOP)
2006    This Film Is Not Yet Rated, Kirby Dick (DOP)
2004    Fahrenheit 9/11, Michael Moore (Camerawoman)
2004    Deadline (Réalisatrice, DOP)
2002    Derrida, Kirby Dick (DOP)
2001    Le profit et rien d’autre ! ou réflexions abusives sur la lutte des classes, Raoul Peck (DOP)
1999    Innocent Until Proven Guilty (Réalisatrice)
1995    Bintou in Paris
1994    Il faut que je l’aime, Sebastien Lifschitz (DOP)

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