Le cinéaste Hassen Ferhani (143 rue du Désert) est l’invité de l’Atelier de Visions du Réel. L’hommage comprendra une rétrospective intégrale de ses films, une carte blanche et une masterclass. Cet Atelier dédié au parcours du réalisateur algérien est organisé en collaboration avec la HEAD – Genève. Troisième invité de marque de cette 53e édition du Festival international de cinéma Nyon, il rejoint la réalisatrice et directrice de la photographie américaine Kirsten Johnson ainsi que le réalisateur, auteur et producteur italien Marco Bellocchio, qui recevra le Prix d’honneur du Festival.

Cinéaste lié au Festival depuis de longues années, Hassen Ferhani y a déjà présenté son moyen métrage Afric Hotel en 2011 et son court métrage Tarzan, Don Quichotte et nous en 2013. Visions du Réel est ravis d’accueillir à nouveau Hassen Ferhani, dont chaque film parvient à poursuivre et renouveler une œuvre à la fois puissante et extrêmement gracieuse.

Né à Alger en 1986, Hassen Ferhani approche le cinéma en fréquentant le vidéo-club de son quartier. Il découvre ensuite l’œuvre de Tarkovski, Antonioni, Kiarostami ou Cassavetes en intégrant en 2004 l’association culturelle Chrysalide qui anime un ciné-club hebdomadaire dans une salle de cinéma de la ville et dont sont issu·e·s d’autres cinéastes tels que Karim Moussaoui et Sofia Djama.

C’est au sein de ce collectif qu’il réalise son premier court métrage de fiction Les Baies d’Alger (2006) qui circule dans plusieurs festivals internationaux avant de participer à l’université d’été de la Fémis en 2008. Suivent Afric Hotel (2010), co-réalisé avec Nabil Djedouani, et Tarzan, Don Quichotte et nous (2013), prolongement de la série numérique Un été à Alger qui invitait quatre réalisateur·rice·s algérien·ne·s à porter un regard documentaire sur leur ville. Ces films imaginés à l’occasion des 50 ans de l’indépendance de leur pays ont été présentés, entre autres, à Visions du Réel.

Déjà multi-primé avec son premier long métrage Dans ma tête un rond-point (2016), il remporte trois ans plus tard le Prix du meilleur réalisateur émergent avec 143 rue du Désert (2019) à Locarno. À travers une œuvre humaniste et engagée qui décloisonne les genres du documentaire et de la fiction au nom du « mentir-vrai » (Aragon), Hassen Ferhani s’est imposé en une dizaine d’années comme l’un des artisans majeurs du renouveau du cinéma algérien.

  • 143, Rue du désert, 2019
  • A l’Ouest de Seriana, 2017
  • Fi rassi rond-point (Dans ma tête un rond-point), 2015
  • Tarzan, Don Quichotte et Nous, 2013
  • Afric Hotel, 2011
  • Les Baies d’Alger, 2006

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