Lorenzo Di Ciaccia, Gabriel Dutrait, Camille de Pietro, Gérard Bochaton, Morena Henke, Nalia Giovanoli, Simon Morard & Matthias Staub
Suisse, 58 min

A Tammurra
Dans les ruines d’une culture disparue, la mélopée d’une voix donne au rythme d’un tambourin endiablé la dimension d’une mémoire vive.

Avec l’accord des hommes
Dans les gestes quotidiens sur un alpage s’enracine le chant solitaire de l’homme, qui se démultiplie en des échos archaïques.

Galaxie Gramophone
La musique, qui est le fil rouge de ce dialogue entre père et fille, trace le parcours d’une vie, d’un amour, d’une tendresse, que quelques notes de guitare donnent en partage.

 

Lamento della ninfa
La beauté d’une voix dans le vacarme d’une pluie battante dans une forêt, avant que n’advienne le soleil, un lamento d’amour et de sensualité.

Musica in pillole
A bicyclette, dans la nuit de la ville et du malheur d’une séparation amoureuse défilent les mots de chansons de variétés bourrées de vérités toutes faites.

Le rideau
L’ordre d’une maison de maître, toutes horloges réglées, est à la merci d’une formidable désordre tonitruant fait de stridences parfaitement électro-acoustique.

Signs & Vibrations
Le concert le plus improbable pour les entendants, qui s’adresse à des mal-entendants – et pourtant, la musique advient spectaculairement, tous les dialogues sont rendus possibles.

Le Souffleur de verre
Des bouteilles de verre sont les instruments d’une symphonie dans un environnement industriel, qui lui donnent corps et âme.

COLLECTION FILMER LA MUSIQUE

8 courts métrages des étudiants du Département Cinéma / cinéma du réel

HEAD Genève


Filmer la musique signifie-t-il faire un film sur la musique? Dans le langage usuel, même pratiqué par des gens du métier, on fait du sur. Sur un artiste, un événement, une histoire passée ou présente, même sur les droits de l'homme, sur les revendications des femmes islamiques ou encore sur le monde de la finance. Et il est vrai que bon nombre de film pratiquent le sur, restant désespérément  à la surface des êtres et des phénomènes. Le tout venant audiovisuel pratique ce sur-fing.

Dans un lieu d'enseignement tel le Département Cinéma / cinéma du réel de la HEAD Genève, il convient d'inventer les premiers gestes à partir desquelles un point de vue puisse être élaboré, condition essentielle à la rencontre avec l'autre. Ce qui fut donné comme condition première : que les films de cet Atelier "Filmer la musique" témoignent de leurs rapports avec, autour, dans, parmi les musiques.

Avec Nicolas Humbert, cinéaste suisse et allemand, qui possède ces belles qualités d'approche et d'approfondissement des territoires qui l'intéressent - que l'on pense au mythique Step Across the Border, dont le personnage principal est précisément un musicien, Fred Frith, et à Middle of the Moment – ainsi qu’avec Michel Favre, cinéaste chargé d’enseignement au Département Cinéma, dont le dernier film, Si près si loin, est en sélection VdR 2012, les étudiants ont été conduits à s’intéresser en toute indépendance à des musiques et à concevoir de courts récits inspirés. Voici :

 

A Tammurra - dans les ruines d’une culture disparue, la mélopée d’une voix donne au rythme d’un tambourin endiablé la dimension d’une mémoire vive.

Avec l’accord des hommes – c’est dans les gestes quotidiens sur un alpage que s’enracine le chant solitaire de l’homme, qui se démultiplie en des échos archaïques.

Galaxie gramophone – c’est la musique qui est le fil rouge de ce dialogue entre père et fille, qui trace le parcours d’une vie, d’un amour, d’une tendresse, que quelques notes de guitare donnent en partage.

Lamento della ninfa –la beauté d’une voix dans le vacarme d’une pluie battante dans une forêt, avant que n’advienne le soleil, un lamento d’amour et de sensualité.

Musica in pillole – à bicyclette, dans la nuit de la ville et du malheur d’une séparation amoureuse défilent les mots de chansons de variétés bourrées de vérités toutes faites.

Le rideau – l’ordre d’une maison de maître, toutes horloges réglées, est à la merci d’une formidable désordre tonitruant fait de stridences parfaitement électro-acoustique.

Signs & Vibrations – le concert le plus improbable pour les entendants, qui s’adresse à des malentendants – et pourtant, la musique advient spectaculairement, tous les dialogues sont rendus possibles.

Le souffleur de verre – des bouteilles de verre sont les instruments d’une symphonie dans un environnement industriel, qui lui donnent corps et âme.

 

Jean Perret

Responsable Département Cinéma / cinéma du réel de la HEAD Genève

Durée
58 min
Année
2011
Pays
Suisse
Section
Séances Spéciales
Langues
français, italien
Sous-titres
français
Production
Guillaume Favre

Séances Spéciales

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