Blog des jeunes 2017

Yasmine Briacca
18 ans

Noémi Chapuis
16 ans

Ludivine Jaccard
16 ans



Bilan – Yasmine Briacca

La participation au Blog des jeunes a été une expérience enrichissante, qui m'a permis de découvrir plusieurs visions différentes du monde, mais également d'apprendre quelques mots du jargon cinématographique et de faire des nouvelles rencontres. Visions du Réel est une plateforme économique (marché du film), mais également sociale et instructive.

Je remercie toute l'équipe de la Communication du Réel, qui m'a aidée et qui m'a donné la possibilité de voir le Festival sous un autre angle. J'espère pouvoir à nouveau participer au Blog des jeunes ou à d'autres facettes du Réel, sûrement tout aussi intéressantes, à l'avenir.

Je remercie également les lecteurs du Blog des jeunes: parents, professeurs, amis, interviewés ou juste inconnus, qui m'ont motivée à écrire.

Bilan – Noémi Chapuis

Après avoir sillonné Nyon pendant plus d’une semaine, je repense à la chance que j’ai eu de pouvoir participer à un festival de l’ampleur de Visions du Réel. Cette expérience m’a énormément apporté. J’ai appris des choses sur le monde et j’ai enrichi mes connaissances. Après avoir visionné une multitude de films, j’ai développé un esprit plus critique et plus personnel. J’ai pu partager mes avis et mon expérience à travers le Blog. Le fait de participer à Visions du Réel m’a permis de m’intéresser à des problématiques qui m’étaient inconnues et à y réfléchir autrement qu’en tant que simple spectatrice.

Je pense que le Blog des jeunes est une bonne chose, permettant aux jeunes de s’exprimer, de partager mais aussi de participer à un festival auquel je n’aurai probablement pas participé sinon.

Bilan – Ludivine Jaccard

J'ai trouvé que c'était une super expérience. Ça m'a permis de pouvoir découvrir l'envers du décor de ce Festival que je ne connaissais pas. J'ai bien aimé découvrir ce genre de film qui est très différent de ceux que je regarde habituellement et j'ai découvert des paysages magnifiques, des modes de vie et cultures très différentes de la nôtre et des personnes au quotidien touchant.

Le fait d'écrire quelque chose sur certains films que j'ai regardés m'a permis de réfléchir sur ce que je voyais et de me faire mon propre avis dessus. J'ai trouvé super de pouvoir rencontrer de nombreuses personnes très gentilles, avec qui j'ai pu facilement discuter. Et la nourriture était très bonne, j'ai vraiment super bien mangé! J'ai juste trouvé le Festival trop court et j'aurais aimé que cette expérience dure plus longtemps...


Photos: Noémi Chapuis


Micro-métrage du réel

Vidéo: Noémi Chapuis

Bien avec ses différences

De nos jours, on est constamment confronté aux critiques. Que ce soit dans la rue, à l'école ou à notre travail, on est sans cesse face au regard et au jugement d'autrui. Et subir ce jugement constant est pesant… La plupart du temps les gens critiquent sans connaître, sans savoir ce qu'on a vécu tout simplement parce qu'on a quelque chose de différent comme un habit ou une coupe de cheveux; tout simplement parce qu'on est différent d'eux.

Certaines personnes comme les transsexuels sont souvent confrontées à certains regards, certaines critiques et certaines violences. On découvre comment vivent trois protagonistes dans le film My Body Is Political d'Alice Riff.

J'ai bien aimé ce film car il m’a permis découvrir comment ils vivent leur différence et comment elle est perçue dans la société. Et j'admire le courage de ces personnes à s’affirmer, accepter leur différence et leur combat contre la société afin qu’ils soient acceptés par tout le monde. Ce qui compte c'est être heureux en étant comme on le désire et non comme la société le désire.

Ludivine Jaccard


Dans les Coulisses du Réel #2

En tant que festivalier lambda, peut-être que vous ne connaissez pas les "Coulisses du Réel"...

Alors j'ai été à la rencontre des Sous-Titreurs du Réel: des gens qui vivent pendant la semaine du Festival à mi-temps au sous-sol de la Salle Communale et le reste du temps dans les régies des différentes salles (tout comme les Projectionnistes du Réel). Chaque Sous-Titreur du Réel a suivi une formation dans les langues.

Ils m'accueillent autour d'une table ovale recouverte de matériel de professionnel. Leur but: traduire les sous-titres envoyés déjà incrustés dans le film (il s'agit d'une exigence de Visions du Réel) en anglais ou en français. Ensuite, également corriger (si besoin est) les sous-titres déjà fournis. Chose n'étant pas aisée puisque les films projetés sont envoyés de partout dans le monde, traduits parfois un peu aléatoirement (suivant le budget du réalisateur), reçus à la dernière minute pour certains ou encore modifiés quelques heures avant la première projection!

Par la suite, et uniquement pendant la semaine du Festival, il s'agit de se rendre sur les lieux de la projection, afin de s'assurer que les sous-titres sont bien coordonnés avec les sous-titres dits "de base", d'une part, et également avec les dialogues! Car même si la technologie a bien évolué depuis le temps du 35 millimètres (anciennes grosses bobines des films), il existe toujours des machines pour les sous-titres semi-automatiques, que l'on pourrait comparer à une voiture manuelle (il faut encore coordonner le démarrage). C'est pourquoi ces Sous-Titreurs du Réel doivent absolument être sur chaque lieu de projection.

Chaque sous-titre a un moment d'apparition et de disparition dans le film, qui est également programmé par les Sous-Titreurs avec un logiciel italien. C'est d'ailleurs dans cette langue que se font la plupart du temps que les échanges au sous-sol, l’équipe étant majoritairement italophone. Un des plus gros challenges consiste également à télécharger les films envoyés sous différentes formes et formats, dans des boites, cartons, enveloppes et autres... (photo de l'article).

Vous l'aurez compris: le Festival est une organisation impliquant une préparation harassante et complètement alambiquée pour aboutir à un résultat parfait.

 Yasmine Briacca


Autour du réel

Si vous en avez le temps et l'envie, le Village du Réel vous offrira d'innombrables occasions en or.

Tout d'abord, vous pourrez découvrir tout au long de la semaine des activités, également ouvertes au public pour certaines, organisées par Visions du Réel pour les accrédités et les festivaliers. Des professionnels du milieu donnent des conférences interactives sur toutes sortes de sujets. J'ai moi-même participé à une séance (en anglais) pour apprendre à parler en public et cette expérience m'a permis de mieux savoir gérer mon stress mais a également permis à des personnes donnant des discours cette semaine de se préparer, physiquement et mentalement.

Ensuite, en vous rendant au Bar du Réel, vous pourrez rencontrer les producteurs et les réalisateurs ainsi que le Staff de Visions du Réel. Mais même si vous n'avez pas soif, il vous sera possible de croiser ceux-ci simplement dans la cour. Effectivement, après avoir visionné l'Avant-Première jeudi soir dernier, j'ai croisé le lendemain son réalisateur, Frédéric Favre, au Village du Réel. Cela m'a permis de lui poser quelques questions sur son film, expérience qui m'a été très enrichissante!

Ou encore, si vous vous rendez au Théâtre de Marens, passez au sous-sol, où vous trouverez les créations des participants au Festival Reflex (dans le cadre de Visions du Réel), ainsi que des films faits par des jeunes; fraîcheur et idées neuves garanties!

Alors n'hésitez pas à aller jeter un œil sur les différents sites de Visions du Réel. Bonnes découvertes!

Yasmine Briacca

Féminisme

"We should all be feminists" (Chimamanda Ngozi Adichie)

Au Burkina Faso, dans une école de carrosserie, destinée aux femmes, nous rencontrons des personnages féminins forts et indépendants. Les jeunes femmes apprennent la mécanique, mais aussi les maths, le français et la gestion de leur vie. 

Chacune se bat pour réaliser ses rêves et pouvoir subvenir à ses propres besoins. Elles se confrontent au jugement des autres quant à leur choix de travail, qualifié comme un travail d’homme et donc trop physique et compliqué pour une femme. 

Elles brisent les différents stéréotypes concernant la place de la femme dans une société menée par des hommes. Entre enfants et problèmes de famille, elles surmontent les obstacles pour décrocher un diplôme et réussir leurs examens. 

Une histoire complète, un film profond et intime que nous propose Theresa Traore Dahlberg 

Bien confortablement installée dans mon fauteuil, je me rends compte à quel point certaines femmes, au 21ème siècle, doivent encore lutter pour leurs droits et leur liberté et quelle force et volonté il leur est nécessaire.

Noémi Chapuis

Ouaga Girls >


Deux étoiles

Burning Out, de Jérôme le Maire. A l'entrée de la salle, on nous tend une feuille qui permet de voter pour le Prix du public 2017. Nous avons le choix entre une note de 1 à 3 étoiles. Cela me fait réfléchir. Comment pourrais-je justifier mon choix?

Le film que j'ai visionné nous plonge dans la vie quotidienne du personnel médical de l'hôpital St-Louis de Paris. Je ne comprends pas tout de suite ce qui se passe. Des disputes, des plaintes. Je ne sais pas pourquoi les médecins se disputent. On rencontre plusieurs personnes avec leurs propres problèmes et leurs propres avis. Plus on avance dans le film, mieux on cerne le problème. Tout comme les protagonistes qui comprennent petit à petit ce qui ne va pas. Ils sont tous à la limite du burnout. Mais on remarque aussi que le burnout guette l'équipe, comme un tout.

Le long métrage se termine sur une note positive et ouverte à la réflexion et à l'imagination, lorsque les personnes découvrent, tout comme nous, les différentes formes de mécontentement. Pourtant, on ne nous livre aucune solution concrète aux problèmes. Je découvre donc une nouvelle problématique, mais je reste sur ma faim quant aux mesures possibles pour y remédier.

Le montage de ce film m'a plu, exceptées quelques scènes accompagnées de musique un peu trop pathétique à mon goût.

J'ai bien aimé ce documentaire, principalement à cause du développement palpable au fur et à mesure du film. Je donnerais donc une note de 2 étoiles sur 3. Dans tous les cas, un éclairage important pour celles et ceux qui se destinent à une vie professionnelle dans le secteur médical et hospitalier. Prochaine projection mardi 25 à 20:45!

Noémi Chapuis


Notre musique

Hier soir nous avons pu découvrir Unerhört Jenisch de Karoline Arn et Martina Rieder, une première romande qui cartonne déjà depuis 12 semaines en Suisse alémanique. Et c’était une réussite, la salle était remplie. Espérons que lors de sa sortie en Suisse romande en juillet aura le même succès.

Comme nous avons pu le constater une nouvelle fois dans ce film, la musique est un moyen de s’exprimer, de s’évader, de se rassembler. C’est aussi un moyen de tenir le coup face aux difficultés plus ou moins grande que la vie nous réserve et de nous rappeler d’où on vient, de nous rappeler nos racines. La musique c’est aussi un moyen de faire la fête et d’exprimer sa joie de vivre. 

Ludivine Jaccard


Dans les Coulisses du Réel #1 – La Media Library

En tant que festivalier lambda, peut-être que vous ne connaissez pas les "Coulisses du Réel"...

Il se trouve qu'un Marché énorme a été développé autour du Festival Visions du Réel, des producteurs rencontrent des réalisateurs tous les jours, et, avant cela, les producteurs ont accès aux films des réalisateurs à la Media Library: je vais vous parler quelque peu de cet endroit réservé aux professionnels du cinéma, très fréquenté pendant la semaine (durant les heures de bureau).

D'abord une salle vous y mène, où un Staff bien organisé et élégant vous accueille. Puis vous entrez dans une salle noire, très tranquille, mais où le silence est parfois ponctué par le bruit feutré des basses du film passant à côté. Des écrans sont aménagés judicieusement, avec des chaises très confortables et des couvertures, propices au visionnement des films. Chaque poste est séparé d'un autre avec une paroi, garantissant une confidentialité pour le "visionneur". De la moquette recouvre le sol, faisant de nos pas un bruit étouffé et presque parfaitement inaudible.

Des producteurs vont et viennent avec des accès personnels et peuvent regarder n'importe quel film du Festival ou encore 200 autres films, non projetés durant la semaine mais sélectionnés par des professionnels de Visions du Réel. Lorsque quelqu'un visionne un film, le réalisateur est immédiatement informé et sait qui a visionné son film et combien de temps.

Vous l'aurez compris, le Festival est une organisation sans failles, mondial et permettant à presque n'importe qui de se faire connaître: une aubaine pour tous les réalisateurs.

Yasmine Briacca


L'Avant-Première du Festival

19 heures 22, les gens sont tenus en haleine, d'ailleurs difficile à reprendre puisqu'une forte odeur de brûlé parvient aux narines de la file. Une dame du troisième âge, plutôt pressée, nous dépasse, ma famille et moi, en trouvant cela tout à fait normal. La tension est palpable...

19 heures 30, ouverture des portes, avec quelques difficultés car la machine pour scanner les billets n'aime pas le réveil brut qu'on lui a réservé; le Festival commence!

19 heures 38, Nuria Gorrite et Cesla Amarelle font leur entrée. Notre Directeur artistique sur le côté, supervisant d'un œil sûr toute la salle.

19 heures 39, en même temps que les (futures) Conseillères d'Etat vaudoises, la RTS nous présente son spot de lancement, Darius Rochebin à l'écran, l'actualité de Visions du Réel nous saute aux yeux.

19 heures 46, le Staff nous entoure, la salle est pleine à craquer, il semble difficile d'entrer dans les rangs autrement qu'avec une pince à épiler...

Les caméras de tous les côtés, la lumière s'éteint à 19 heures 51, pour faire place au discours de notre Président exécutif puis du Directeur artistique, et enfin, se levant du deuxième rang devant moi (j'aurais pu le toucher si j'avais voulu); le réalisateur! Il semble improviser son discours, à l'aise devant la salle comme devant sa propre famille (pour reprendre les dires chaleureux du Président exécutif): le film peut enfin commencer.

Le film de Frédéric Favre retrace la vie de trois protagonistes avant, pendant et après la Patrouille des Glaciers. Je salue particulièrement le temps dans le film qui est, je pense, extrêmement proche de la réalité: c'est-à-dire beaucoup de temps consacré à l'entraînement et finalement peu de temps pour la course en elle-même, vite derrière. Je salue également l'humour certain dont le film est empreint, même si je me demande toujours si le réalisateur et son équipe avaient prévu que le public rie à certains moments. D'ailleurs, les protagonistes étant présents, je me demande s'ils ont eu du plaisir à voir leur expérience partagée avec un public assez conséquent: 500 personnes (pour le réalisateur équivalant à 1'000 regards puisqu'on a tous deux yeux).

21 heures 57, la séance est terminée, sous les applaudissements du public (impression d'ailleurs très étrange puisqu'on n'applaudit pas les films au cinéma, en général), le réalisateur et son équipe ainsi que les protagonistes montent sur scène pour encore quelques questions, où nous apprenons que le réalisateur nous a fait partager sa passion et qu'il a effectivement suivi les évènements avec sa caméra, à ski!

22 heures 25, les gens se lèvent et partent, séparant la grande et belle famille évoquée par le Président exécutif, mais toujours unis par le souvenir de cette soirée mémorable.

Yasmine Briacca

Encordés, de Frédéric Favre

Hier soir, j'ai eu la chance de découvrir comme toutes les autres personnes présentes à l'Avant-Première du Festival, le film Encordés de Frédéric Favre. Ce n'était pas seulement l'Avant-Première du Festival mais également la première mondiale de sa diffusion. Et on peut le dire, le Festival a commencé en beauté!

J'ai pu constater à quel point la Patrouille des Glaciers est difficile, non seulement physiquement mais aussi mentalement. Et que pour y arriver il faut de la volonté, le dépassement de soi-même, de l'investissement et de la solidarité. Comme pour toutes les épreuves de notre vie. C'est également une belle histoire d'amitié. 

Le débat qui a suivi avec la majorité des personnes concernées était très enrichissants (réalisateur, producteur, intervenants, etc.). Il a fallu 3 ans et visionner plus de 300 heures de tournage pour arriver à ce magnifique résultat. 

Comme l'a si bien dit notre Conseillère d'Etat, Mme Nuria Gorrite, avec qui j'ai eu l'occasion de parler: "C'est un bel hommage à la vie, qui nous montre comment se dépasser, surmonter les obstacles et être solidaire comme dans chaque instant de notre vie".

Si vous n'y étiez pas, alors ne ratez pas les rediffusions de samedi!

Ludivine Jaccard